Issa

  K U R D O M A N I A

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ALBUM : SO BOUZOUK



Tracklist

  • Français

    Anglais

    Durée

  • 1

    Les vestiges du passé

    The Vestiges of the Past

    6’09

  • 2

    Nubian steps

    Nubian Steps

    5’30

  • 3

    Fable des steppes

    The Fable of the Steppes

    5’55

  • 4

    La Danse du 7

    The 7-Beat Dance

    3’43

  • 5

    Bécon les Bruyères

    5’18

  • 6

    Kromatiko

    5’18

  • 7

    Cadence en 7

    7-Beat Cadence

    6’16

  • 8

    C’est ainsi

    That’s The Way It Is

    8’38

  • 9

    Silence nocturne

    Nocturnal Silence

    6’21

So bouzouk

A ma mère, qui aimait tant la musique…

Issa et son paradoxe

Quel paradoxe ! Alors qu’il n'a jamais mis les pieds au Kurdistan, Issa est l’un des musiciens les plus imaginatifs de la musique kurde … !De son enfance au Liban, il a gardé le goût des soirées où la famille accueillait les musiciens et chanteurs de passage, tradition issue de leurs origines omeri, une tribu kurde célèbre pour ses musiciens et ses danseurs, souvent comparés aux gitans et aux tsiganes. Cette imprégnation quotidienne, où la langue maternelle se conjuguait avec la musique, la cuisine, ou les vêtements spécifiques aux kurdes dans ce Moyen-Orient multi-ethnique, a profondément forgé la personnalité d’Issa. La musique est omniprésente comme tradition, mais aussi comme remède à une succession d’exils, d’abord de la Turquie au Liban à l’époque des grands-parents, puis du Liban à la France, quand Issa, encore jeune, fut envoyé en France pour y vivre à l'écart de la guerre. Issa a donc lui aussi connu l'exil, l'éloignement des terrains de jeux de l'enfance, de la famille, des goûts, des odeurs, et des sons qui imprègnent la mémoire de tout être... Bien qu’étant clairement animé par cette vibration kurde particulière, Issa n'est pas du genre à se perdre dans la nostalgie ou le rêve d'un pays lointain : ce qu'il porte en lui, il le partage. Il aime aussi à rencontrer les musiciens qui, comme lui, portent en eux plusieurs cultures.

Musiques kurdes d'hier et d'aujourd'hui ...

Comme bien d'autres de ses cousines orientales, la musique kurde authentique a été longtemps méconnue et sous-estimée. D'autant plus que depuis les années 80, elle a souvent servi de simple support musical au propos politique des chanteurs engagés, avant de connaître d’inévitables déformations par son utilisation dans la variété commerciale. Elle a plus récemment connu une certaine réhabilitation par l'édition de pièces choisies, dont une partie sur les conseils d'Issa lui-même, qui a travaillé plusieurs années sur les archives sonores de l'Institut Kurde de Paris. Ce travail lui a permis de dénicher des perles oubliées qu’il s'est fait un devoir - et un plaisir - de réinterpréter en les « dépoussiérant » des accents du passé, pour les réveiller comme on réveille une belle endormie, afin que sa beauté revive aujourd'hui. Ainsi, alors que certains Kurdes ne connaissent de leur musique que les danses collectives maintes fois jouées dans les mariages, Issa a une connaissance élargie du répertoire. Il est déjà en train d'explorer, voire d'annoncer, ce que sera la musique kurde de demain.

La musique d'Issa pour demain...

Les récentes créations d'Issa font accéder la musique kurde à une nouvelle dimension, quand son travail de composition et d'arrangement allie son expression particulière à celles d'autres univers, d'autres langages musicaux. Il a élaboré ces rencontres avec plusieurs musiques, du flamenco au jazz, en choisissant des musiciens qui ne s'en tenaient pas, eux non plus, aux formes héritées du passé. L'improvisation, toujours vivante dans ces musiques, a de l'importance. Elle est à l'origine de la facilité de communication des musiciens entre eux. Elle stimule leur capacité à explorer ensemble de nouvelles voies musicales. Leur rencontre fait émerger de nouveaux terrains de jeu pour les musiciens et des émotions musicales inédites pour les auditeurs ! Sorte de millefeuille « kurdo-parigo-libanais », ce goût musical inédit se déguste en croquant simultanément tous les ingrédients du délice…

Dans cet album, Issa exprime un univers personnel, où se révèle son talent, ce qu'il est, ce qu'il aime, ce qu'il découvre chaque jour. Cette créativité est d'ailleurs remarquée et appréciée par des artistes de renom. Ainsi, au gré d’une rencontre de (heureux) hasard, sur la scène à l’Institut du monde arabe en juin 2011, Naseer Shamma (célèbre joueur de oud irakien) et Issa se sont livrés à un bœuf qui a laissé au public un goût de revenez-y, alors qu’ils se rencontraient pour la première fois.

Entretien avec Haroun Teboul1

Ton jeu de bouzouk est fait, est pétri de musique kurde, mais ta musique évolue. Alors que reste-t-il de kurde dans cette musique, et souhaites-tu qu'on continue à y distinguer quelque chose de spécifiquement kurde, ou même d'oriental ?

Il y a là plusieurs aspects qui sont toujours un peu mélangés ... (rires...) Effectivement, le fait de jouer du bouzouk est plutôt kurde, et le genre de mélodies que je compose appartient au système global des maqâm, (modes musicaux du Moyen-Orient), mais garde une coloration kurde évidente. Mais en même temps, cette nouvelle sorte de musique n'est pas que cela : il m'est arrivé de constater qu'un de mes morceaux avait, pour certains auditeurs, un faux air de mélodie d'opérette, alors que pour d'autres c'était clairement (!) du jazz, « prononcé » par un instrument oriental. Chacun écoute avec sa propre culture musicale, et n'entend pas toujours la même chose que son voisin. Donc je sais que ma musique est une musique kurde qui en rencontre d'autres. Et si les gens l'apprécient à partir d'un autre point de vue, au sens premier du terme, je n'y vois pas d'inconvénient !

Ta musique se situe dans le mouvement d'évolution des « musiques du monde » de ces vingt-cinq dernières années, qui intègrent aujourd'hui divers éléments de la « sono mondiale »2, mais comment composes-tu ? Et quelle part d'improvisation y a-t-il ?

Je crois qu'au départ il y a toujours, tout simplement, une idée de mélodie. Il me semble que la composition, c'est de fixer une mélodie qui est venue jusqu'à moi. Alors que l'improvisation, c'est laisser venir les mélodies sans les fixer... et quelquefois même, s'amuser à les déformer, à les étirer... Pour moi, les deux formes sont comme deux évidences, qui ont chacune leur place. Mais je ne prends pas l'instrument spécialement pour composer, car en fait je l'ai toujours plus ou moins dans les mains. Souvent de nouvelles mélodies arrivent quand je ne suis pas concentré sur la musique : quand je parle aux enfants, quand je pense à autre chose... Une phrase vient toute seule, et je la remarque, car elle m'attire par la façon dont elle sonne. À partir de cette première phrase, je développe, je cherche la suite... Parfois, une phrase vient sans rythme, c'est juste une mélodie, mais je sens qu'elle sera bien sur un certain rythme... ou le début de la mélodie sur un rythme, et la fin sur un autre rythme... L’élaboration est progressive. Et quand j'imagine la structure générale d'un morceau, je réserve presque toujours une partie pour l'improvisation, pour les autres musiciens ou pour moi-même. Une chose étonnante, c'est qu'il y a une espèce d'intuition concernant les mélodies, car on sent tout de suite celles qui peuvent devenir la base d'un morceau, ou celles qui seront plutôt des éléments d'improvisation qu'on utilisera, ou pas, sur scène ou en studio.

Tu veux dire que les choses peuvent changer jusqu'au dernier moment, y compris lors de l'enregistrement d'un album en studio ?

Bien sûr ! Je t'ai dit que je composais d'une manière assez spontanée, et qu'à partir de là, j'imaginais la structure des morceaux, les respirations, la vitesse à laquelle jouer chaque morceau, puis les instruments et les musiciens qui pourront intervenir... Alors dans un second temps, ce sont justement les autres musiciens qui apportent leurs idées, et qui donnent leur avis sur l'ambiance des morceaux. Chacun apporte sa créativité. C’est un peu la « démocratie musicale » à la façon d'Issa… !Je fais une musique de rencontres, c'est donc complètement normal et évident que l'autre ait sa place. Donc, effectivement, de nouvelles idées peuvent germer jusqu'en studio, et on fignole tout cela jusqu'au dernier moment.

Cela me donne envie de te demander quelle a été ta formation musicale, car paradoxalement, il faut un background musical important pour pouvoir procéder d'une manière aussi ouverte, sans inquiétude particulière !

J'ai d’abord écouté beaucoup de musique en famille, puis par moi-même : les vieux enregistrements sur cassettes, les 33 tours, et bien sûr les disques dans les archives... J'ai rencontré des musiciens en Orient et en Europe, j'ai joué avec quelques uns, comme Sivan Perwer (à prononcer « chivane »), le premier chanteur kurde à avoir accédé à une renommée internationale. J'ai commencé cet itinéraire assez jeune ; les coulisses des festivals sont quelquefois de merveilleux conservatoires improvisés ! Je n'ai pas eu de formation académique, car il n'y avait pas de conservatoire de musique kurde, étant donné que les Kurdes n'ont pas de pays... Donc les choses se sont faites par rencontres successives. Finalement, je crois que j'ai eu une formation assez « passionnelle » ! Mais en réalité, cela a toujours été le cas des musiciens traditionnels. Souvent, ils suivaient tel ou tel musicien reconnu, puis partaient à la rencontre d'un autre, dès qu'ils avaient entendu parler de sa réputation... C'est ainsi que beaucoup d'entre eux ont mémorisé des répertoires impressionnants.

Mais, pour ce qui est de ne pas être anxieux à l'idée que les choses puissent évoluer jusqu'au moment de l'enregistrement (et même quelquefois après...), je crois que le fait même d'avoir été formé à jouer une musique qui comporte une part importante d'improvisation, prépare bien à accepter ce qui va venir de l'autre. Puis, c'est aussi parce que j'ai envie d'entendre d'autres musiciens, que je les invite à partager ma musique ! Mais, je connais bien les musiciens qui jouent dans cet album et le fait d'avoir déjà travaillé avec eux facilite beaucoup les choses : je sais ce qu'ils peuvent apporter au résultat final !

À l'écoute de cet enregistrement, il m'est justement apparu que chaque musicien apportait réellement son jeu personnel, avec son style et sa culture, sans chercher à faire « oriental ».

En studio il nous est arrivé de baisser complètement la piste du bouzouk : il restait du flamenco accompagné par les percussions. Puis on a baissé la guitare, et remis le bouzouk : on entendait de la musique kurde ! Effectivement, personne ne « trafique », adapte ni modifie artificiellement son jeu pour coller à une image sonore dite « orientale » !

Mais le mélange a sa propre sonorité, ses propres ambiances, alors comment ça fonctionne ?

Je crois qu'on ne joue pas timidement. Je crois qu'on se creuse la cervelle pour trouver ce qui va sonner ! Cela ne veut pas dire que je vais édulcorer mes mélodies pour qu'elles soient plus faciles... Mais je ne vais pas non plus demander à Manuel Delgado, Elie Maalouf ou Emek Evci de faire de simples « arabesques » sur leurs instruments. Au contraire, j'aime leur façon particulière de développer des parcours inattendus de guitare flamenca, de piano ou de contrebasse. Je sais que de leur côté, ils auront recherché, chacun à leur manière, ce qui fera ressortir les mélodies que j'ai composées au départ. Et la plupart du temps, elles vont sonner fort différemment selon qu’elles sont interprétées avec ces multiples apports, que lorsque je les joue seulement sur le bouzouk.

C'est d’ailleurs exactement ce que je recherche, parce que j'aime ces rencontres ! En fait, les musiciens puisent dans leur propre culture musicale ce qui va s'accorder avec mes mélodies, (qui servent là presque de base de travail), mais ce qui est remarquable, c'est qu'au milieu de nombreuses possibilités, ils sélectionnent ce qui peut devenir un ingrédient du goût particulier de l'ensemble. Le résultat est une musique « composite ». C’est là une évolution naturelle pour une musique traditionnelle à notre époque. Ce qui fait passer une musique au-delà de sa dimension traditionnelle, c’est bien sûr l’introduction de l’harmonisation et d’instruments étrangers à son univers d’origine, mais c’est aussi – et peut-être avant tout – une façon nouvelle de partager un plaisir musical. Un plaisir qui n’existait pas avant, car les ingrédients qui composent cette musique n'étaient encore jamais entrés en contact par le passé.

Peux-tu nous présenter les morceaux ?

Dans Les vestiges du passé il y a une sorte d'étrangeté mélodique et de la mélancolie liée au souvenir… Je ressens ce morceau comme une musique de film. Les notes s’envolent sur une scène où le personnage principal revient sur les lieux de son enfance, avec une sensibilité d’adulte, composite, où se mêlent l’Orient et l’Occident, qui se sont partagés sa vie.

Nubian steps a été composé sur une gamme pentatonique majeure, avec un rythme « locomotive » à la Ali Hassan Kuban. C'est un morceau sur lequel on imagine facilement des voix aiguës d'Afrique de l'Est !

Fable des steppes est un morceau un peu nostalgique, qui évoque des steppes lointaines… Ce sont les images qui me viennent quand je le joue… un peu comme dans un rêve... Sur ce morceau je joue du saz, pas du bouzouk.

La Danse du 7 est un morceau composé sur un rythme à 7 temps, avec un passage à 4 temps qui donne vraiment envie de danser en sortant les foulards… comme pour une danse kurde !

Avec Bécon les Bruyères, je voulais rendre hommage à ce quartier où j'habite depuis plusieurs années, et qui porte un nom si français, presque cocasse dans sa sonorité... J'ai joué ce morceau quelques jours plus tard à Emek Evci, le contrebassiste, qui a plaqué quelques notes sur son instrument. Cela s'est mis à sonner d'une manière plutôt classique, très éloignée de ce que j'avais imaginé, et en même temps absolument évidente. J’aime beaucoup me faire surprendre par les idées développées par les autres musiciens, à partir des mélodies qui me sont venues sous les doigts.

Kromatiko est un titre conçu à partir de chromatismes et de changements de gammes, ce morceau sonne flamenco, et j’ai demandé à Manuel Delgado d’imaginer des arrangements qui suivraient les acrobaties de la mélodie.

Cadence en 7 : ce titre a été trouvé par mon fils de 10 ans qui se balançait sur le rythme de ce morceau, tout en jouant à la console de jeu sur la télé du salon. Je l'ai regardé en lui demandant comment on devait appeler ce morceau, et il m'a répondu sans hésitation :

- Cadence...

- D'où connais-tu ce mot ?

- Je ne sais pas, c'est sorti comme ça...

Le rythme à 10 temps de C’est ainsi s'appelle Georgina. Il est très connu au Moyen-Orient. Si certains rythmes sont ainsi connus et appréciés du public, c'est parce qu'ils ne représentent pas seulement la durée des mesures, mais qu’ils ont une structure interne, avec des frappes graves et aigües, qui les rendent reconnaissables à l'oreille. Parfois les auditeurs connaissent une seule variante d’un rythme ou d’un mode. Ainsi, il se trouve qu'une des premières fois que j’ai joué ce morceau en public, j'avais dû le jouer un peu rapidement, et un « puriste » m’a fait remarquer que le rythme Georgina ne se jouait pas aussi vite en général… Pourtant, selon les régions ou le type de musique, ce même rythme peut se jouer de bien des manières... En désespoir de cause, je lui ai répondu : « C’est ainsi ! » Jouer un peu plus vite, ou un peu plus doucement, c'est aussi ma façon de m’approprier mon patrimoine musical.

Silence nocturne est une mélodie qui s’est révélée à moi au milieu de la nuit. L’atmosphère de ce titre se ressent tout particulièrement quand on le joue la nuit. Tu sais, même l'instrument sonne différemment la nuit, c'est très étonnant ! L’écouter dans la journée, c’est bien, mais c’est comme s’il manquait quelque chose. Un peu comme les gâteaux qui accompagnent le thé : sans eux, le thé n’a pas la même saveur !

Je te laisse présenter les musiciens.

Manuel Delgado, guitare flamenca,trouve des arrangements inattendus dont la complexité ne s'entend pas, aussi dynamiques et efficaces que des accords de base, mais beaucoup plus appréciés des musiciens... et des mélomanes avertis ! Ainsi sa musique, finement travaillée, déclenche une écoute concentrée et souvent admirative. Elle sort des sentiers battus, tout en restant naturelle et efficace.

Emek Evci, contrebasse, par sa formation classique il est paradoxalement celui qui a la culture la plus européenne de tous les musiciens de cet album, malgré ses origines turque et arménienne. Il a également pleinement vécu les années 80 à Paris, ce qui lui permet d'apporter un goût rock et jazz, et il sait poser d'autres accents que ceux qui viendraient d'une manière évidente. Il ne joue pas de manière convenue. Son expression est surprenante, il n'est jamais là où on l'attend !

Youssef Hbeisch, percussions,possède une réelle culture traditionnelle mais est capable de s'en échapper, plus qu’un percussionniste qui accompagne, il apporte sa « patte », son langage, il raconte, il joue quasiment la mélodie. En plus des percussions moyen-orientales, il a également étudié les percussions indiennes, africaines, cubaines et latines, dont les influences enrichissent subtilement son jeu. Il amène sa personnalité propre et fait coïncider son jeu avec l’esprit du projet.

Elie Maalouf, piano, apporte sa connaissance des musiques orientales et de l'harmonisation. Sa capacité d'harmoniser les mélodies modales ne donne jamais dans la mièvrerie et la facilité, comme ce qui se fait dans bien des versions modernes actuelles. Son talent et sa créativité sont évidents, et nous nous retrouvons encore plus musicalement que par le simple fait d'être tous les deux natifs du Liban et venus en France dans la même période.

Les enregistrements

1- Les vestiges du passé – 6’09

Issa Hassan, bouzouk / Elie Maalouf, piano / Emek Evci, contrebasse / Youssef Hbeisch, cymbales

2- Nubian steps – 5’30

Issa Hassan, bouzouk / Emek Evci, contrebasse / Youssef Hbeisch, percussions, claps

3- Fable des steppes – 5’55

Issa Hassan, saz, voix / Emek Evci, contrebasse / Youssef Hbeisch, percussions

4- La Danse du 7 – 3’43

Issa Hassan, bouzouk, cümbü? (pron.: djumbush) / Emek Evci, contrebasse / Youssef Hbeisch,percussions

5- Bécon les Bruyères – 5’18

Issa Hassan, bouzouk / Emek Evci, contrebasse / Youssef Hbeisch,percussions

6- Kromatiko – 5’18

Issa Hassan, bouzouk / Manuel Delgado – guitare flamenca / Emek Evci, contrebasse / Youssef Hbeisch,percussions

7- Cadence en 7 – 6’16

Issa Hassan, bouzouk / Elie Maalouf, piano / Emek Evci, contrebasse / Youssef Hbeisch,percussions

8- C’est ainsi – 8’38

Issa Hassan, bouzouk / Elie Maalouf, piano / Youssef Hbeisch,percussions

9- Silence nocturne – 6’21

Issa Hassan, bouzouk, cura (pron. djoura) / Elie Maalouf, piano / Emek Evci, contrebasse / Youssef Hbeisch, cymbales, bendir

1 Haroun Teboul est musicien, compositeur et chanteur de musique soufie. Il vit à Paris.

 

2 Le terme de « sono mondiale » a été employé par les journalistes d’Actuel et de Radio Nova dès les années 1980 pour décrire la mondialisation du patrimoine musical et le métissage des influences.

 



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